Succession dynastique du Comte de Paris – 2016

Par la Rédaction de Royauté-News

Royauté-News a bâti sa réputation sur une spécialité avant tout : son expertise des questions dynastiques.

Nous ne pouvions rester insensibles à la publication, cette semaine par Point de Vue, de l’annonce du document rédigé par le Comte de Paris, Duc de France, consacré à sa succession dynastique, et par lequel il anéantit une critique qui s’était élevée aussi dans son propre camp.

La désignation, malgré son handicap de son fils François, conforme à la loi d’aînesse, comme son successeur à la tête de la maison de France. Cette nom de maison de France, appellation consacrée par la maison d’Orléans et par ses partisans et qui tend ou prétend placer, au-dessus de toutes les autres, cette famille  à la tête de l’héritage des rois de France.

La publication de ce document est un effet de pure communication. Depuis longtemps, le Duc de Vendôme, fils cadet du Comte de Paris, avait clairement reconnu qu’il était le régent de son frère aîné, et le Comte de Paris lui- même, de son côté l’avait rappelé. Même s’il installe un conseil de régence que présidera le Duc de Vendôme, ce document n’apporte rien de nouveau à ce sujet, et il énonce une évidence que l’aîné ne peut être écarté. Mais il apporte sous forme solennelle un démenti à la critique élevée contre la position visiblement occupée par le Prince Jean, celle de successeur immédiat de son père. Et il s’agit d’une occasion pour le Comte de Paris de réapparaître. Et de faire appel une fois de plus aux Lois Fondamentales, afin d’entretenir la fiction que sa famille supporterait l’héritage des rois de France. Mais cette fois-ci encore, et plus que toutes les autres cette invocation est lourdement erronée.

En effet, jamais les Lois Fondamentales n’ont établi le fonctionnement d’une régence. Ce mode de gouvernement a évolué au cours des siècles, avec cependant une constante, rejointe sur ce seul point par le document du Comte de Paris : le rôle des princes de la famille royale. Il s’agit en tous les cas d’une tradition, qui n’a jamais été une loi fondamentale. Comme l’avait souligné Daniel de Montplaisir, ce très fin analyste et historien, c’est en cassant cette tradition que le Duc d’Orléans était devenu le Régent, quand l’habitude était fermement établie que la régence était remplie par la reine.

La conséquence qu’apporte ce document, est double et concerne le Prince Jacques. La première est qu’il semble réconcilié avec le Comte de Paris du moins en apparence et il s’agit alors d’une véritable réussite pour ce dernier. La seconde, en acceptant de faire partie du conseil de régence présidé par le Duc de Vendôme, est qu’il semble avoir rompu avec la position qu’il faisait valoir et qui reconnaissait le Prince Louis de Bourbon.

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