Charles III de Bourbon ; l’honneur d’un prince (1490-1527)

Charles III de Bourbon ; l’honneur d’un prince (1490-1527) – Richard Alain Marsaud de Labouygue –

La société des écrivains ; paru en Mai 2015 ;  80 p. ;  14 95.

Dans ce petit livre « très érudit et gentiment troussé » (quotidien La Montagne) l’auteur souhaite réhabiliter le Connétable de Bourbon.

Charles III de Bourbon ; l'honneur d'un prince (1490-1527)

TR
Dimanche 24 Mai 2015 à 01:50

Voilà un ouvrage que j’attendais avec impatience!

D’accord, les perdants ont toujours tort, vae victis et tout cela. Mais les fautes de jeunesse de François Ier, certes compensées par sa grandeur une fois la sagesse venue, n’en sont pas moins là; et un suzerain qui envahit les états de son vassal sans aucun droit (malgré ses pressions, le jugement expropriant le connétable de la plus grande partie de ses biens, ceux issus de feue sa femme en vertu d’un testament rédigé avec le plus grand soin sous la surveillance de sa belle-mère, Anne de Beaujeu, fille de Louis XI et régente; n’avait pas encore été prononcé) avec le dessein affiché d’emprisonner celui-ci sans qu’aucune faute puisse être prétextée, rompt l’hommage lige qui est synallagmatique, comme on dit aujourd’hui; le connétable était donc, certes forcé de fuir, mais aussi, libre, y-compris de combattre celui qui l’avait ainsi trahi; car le traître dans cette affaire, c’était bien François Ier…

De manière collatérale, un « Jean de Bourbon » a débarqué, quelques années après, en Inde, où il a fait souche; lui et ses descendants sont restés chrétiens et illustrent le nom de Bourbon à Bhopal et au-delà. Bien qu’ils ne puissent matériellement être issus, ni d’un enfant légitime (c’est bien parce qu’aucun de leurs trois enfants n’avait survécu à leur mère que s’est posé le problème de la succession), ni d’un bâtard (il servait Charles Quint qui lui avait promis sa sœur, et ne pouvait se permettre d’écart de conduite) du connétable, mon impression personnelle est qu’ils descendent d’un ami, d’un compagnon d’armes du connétable qui, ayant fui avec lui l’injustice d’un roi, et peut-être déçu de Charles Quint qui était sans pitié, a trouvé aux Indes un moyen de restaurer la mémoire de ce nom qu’on traînait dans la boue et qu’il aimait, en le portant lui-même.

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docteur Anne Marie D
Vendredi 5 Juin 2015 à 07:35

cher TR, Votre remarque est pertinente, l’intérêt de cet ouvrage et s’il y en avait qu’un c’ est bien celui là, c’est l’application stricto sensus , qui lie les deux partis, le Suzerain au Vassal et réciproquement ; c’est le serment Vassalique! Bravo à l’auteur qui replace la question dans un contexte historico romanesque de bonne facture.

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